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« Ça te dit, on rentre en bus ? » « Comment te dire... »

« Ça te dit, on rentre en bus ? » « Comment te dire… »
Depuis le 7 avril dernier, une vidéo qui a suscité une forte polémique a fait le tour du web. Il s'agit de l'agression brutale d'un jeune homme par une bande de « racailles » (aie aie aie, mot dangereux), dans un bus de la RATP, à Paris. La scène elle-même est datée du 7 décembre de l'année dernière, et ces images, bien réelles, proviennent des caméras de surveillance dudit bus.
Question : comment de telles images ont-elles pu circuler ?
Si certains ont mis en doute l'authenticité de cette vidéo, d'autres ont aussitôt suspecté sa mise en ligne. Est-il possible que des groupes d'extrême droite aient mis à dessein ce fait divers en avant ?
En réalité, à la base de cette dramatique fuite se trouve un policier. Il aurait déclaré au Post, paniqué : « C'est moi qui ai mis la vidéo en ligne. J'ai tout retiré de Facebook. Je balise... Je vais me faire virer s'ils me retrouvent. » Et il a en effet des raisons de s'inquiéter.

La polémique fait rage, le ton monte dangereusement, des voix s'élèvent. Le mot tombe, dur, froid, intraitable. Un pavé dans la marre. D'autres suivent. Trop tard pour faire marche arrière désormais. Mais qu'allait faire le racisme dans cette galère ?
Pourtant, il ne s'agit en aucun cas d'un problème de culture, de couleur ou de religion, mais d'un véritable et cruel manque d'éducation.
Que les choses soient claires, ces jeunes sont impardonnables.
Cependant, ne serait-il pas plus pertinent de tenter de comprendre les véritables Causes de cette violence ? Penchons-nous sur notre politique intérieure, sur l'urbanisme des cités, leur sociologie, plutôt que de nous lamenter sur ce qui reste en définitive de tristes Conséquences.
Pointer du doigt une origine ethnique quelconque ne sert à rien, la violence ne se résume pas aux quartiers sensibles, et elle est toujours la réponse à quelque chose.
C'est l'organisation de la société elle-même, cet urbanisme des banlieues, cette ghettoïsation, ce véritable abandon de la part de l'État qui favorisent cette brutalité.
Les cités seraient-elles devenues des lieux de non-droit ?
Tenter de comprendre l'environnement dans lequel ces jeunes grandissent serait peut-être, peut-être plus censé que de systématiquement les stigmatiser.

« Cette violence irraisonnée et injustifiable a tout de même des causes logiques. »
Notre arbre est rongé par son propre mal-être. Cette violence est le fruit de cette société inhumaine.
Dans le cas présent, ces jeunes sont de véritables ordures. Mais lorsqu'on laisse une poubelle pourrir à l'air libre, il ne faut pas s'étonner si les choses dégénèrent...

Note personnelle : quelle belle brochette de cons, tout de même.

# Posted on Friday, 10 April 2009 at 10:30 AM

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